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La réunion s’est conclue par un débat orienté principalement sur le partage des responsabilités, notamment en France avec les Plans de Prévention des Risques (PPR) instaurés depuis 1995 par la loi Barnier. Elaborés par l’Etat, ceux-ci posent des difficultés dans leur mise en oeuvre car après avoir défini les zones d’aléas, il est du ressort du maire de l’appliquer, le faire respecter et d’en informer les habitants de sa commune.
Or, celui-ci ne possède parfois ni la volonté politique ni les compétences et les structures requises à son application. Tel est le cas en région parisienne de communes où le maire refuse d’appliquer le PPR car les habitants font pression pour éviter que le prix des logements concernés ne chute.
Autre exemple : à côté de Grenoble, dans la commune de Séchilienne, la montagne nommée « la Ruine» menace de s’écrouler sur la Romanche dans la vallée en-dessous d’elle. Le risque est bien identifié : création d’un barrage naturel qui se romprait immanquablement, inondation de la vallée du Drac jusqu’à Grenoble dont certains quartiers seraient atteints par la première vague, pollution de longue durée de l’alimentation en eau de la ville (des usines chimiques juste sous la Ruine seraient évidemment emportées). La surveillance de la Ruine est assurée mais les mesures préventives importantes qui devraient être prises ne le sont pas. Tout le monde est en effet tétanisé à l’idée de perdre les emplois locaux qui seraient inexorablement délocalisés..
La question des accidents de réseaux (Bondy, Noisy-le-Sec etc.) est soulevée : comment vaincre, sinon par des textes du genre Seveso, la rétention de certaines informations par les opérateurs ?
Concernant la localisation (cartes rassemblant la totalité des réseaux urbains en x, y et z) on y arrive assez bien pour peu que la commune impose les mêmes références topo-géographiques.
Pour les caractéristiques des réseaux (diamètres, caractéristiques techniques, matériel associé) c’est déjà plus difficile. Pour l’analyse, indispensable pour progresser des incidents et accidents, c’est carrément impossible :) en effet les opérateurs et particulièrement les anciens opérateurs publics allèguent la concurrence entre eux pour refuser toute communication à ce propos.
La conclusion de ce séminaire est que quel que soit le risque dont il est question, il est primordial que la population soit considérée comme un véritable acteur du risque afin que se constitue ou se perpétue une réelle culture du risque.
Plus que la connaissance du risque, des aléas et des enjeux, ce sont avant tout les politiques à mettre en oeuvre qui vont permettre de réduire l’aléa, de faire de l’information préventive et de préparer à la gestion de la crise.
Les pays émergents ont certes un écart important à rattraper dans ce domaine par rapport aux pays développés, sauf sur certains aspects comme la capacité de réactivité et de solidarité qui s’est révélée importante dans les nombreuses catastrophes naturelles qui ont touché ces pays.
Remerciements à M. Claude COLLIN et M. Dominique LAPLACE pour leurs exposés sur l’identification des principaux enjeux dans la prévention des risques, et remerciements aux invités et membres de l’ADP d’avoir activement participé au débat.
http://www.ipgr.fr/