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Marcel Belliot évoque ensuite le forum de Vancouver où seuls 8 français étaient présents sur un total de près de 10 000 participants, avec bien sûr une écrasante majorité de professionnels anglo-saxons.
Sur les 8 français présents en 2006 à Vancouver, 4 participent au dîner-débat d’ AdP :
- Olivier Morareau du Ministère des Affaires Etrangères, Rémi Stoquart de la Région Ile de France, Nicolas Buchoud et lui-même.
« Nankin doit être différent de Vancouver » et le Ministère a donc décidé d’organiser une vraie délégation porteuse de messages représentant l’ensemble des acteurs français en urbanisme.
Selon Marcel Belliot, Vancouver marque le retour au premier plan des questions urbaines notamment par :
  • La pleine reconnaissance par les bailleurs des vertus du développement urbain (enterrant définitivement le théorie de « biais urbain »
  • La pleine reconnaissance de l’importance du rôle des professionnels dans l’organisation et l’amélioration du développement urbain au côté des élus
  • « L’avènement » « du new urban planning », mouvement général de retour au terrain.
Claude Jamati passe ensuite la parole à Nicolas Buchoud, très présent dans les conférences internationales d’urbanistes et très au fait des mouvements en cours.
Selon Nicolas Buchoud, le mouvement d’urbanisation crée dans le monde un « besoin de villes » et un besoin de professionnels pour les concevoir et les gérer.
A Vancouver, il a été frappé par la forte présence des anglo-saxons et par le passage de la voix des ONG auprès des Etats à la voix des professionnels.
La déclaration de Vancouver a été signée par 24 fédérations d’urbanistes dans le monde et « l’urban governance network », réseau des réseaux, fera une présentation à Nankin.
Pour ce qui concerne l’Afrique, se développent :
  • d’une part les réseaux anglophones « Planning Africa » marqués notamment par la signature de la déclaration de Durban lors d’un séminaire en Afrique du Sud, signée par 6 associations d’urbanistes,
  • d’autre part les réseaux d’urbanistes d’Afrique francophone (Algérie, Maroc, Cameroun, Sénégal, Mali) réunis notamment en novembre 2007 lors des journées mondiales de l’urbanisme à Yaoundé.

L’intérêt des réseaux d’urbanistes, selon N. Buchoud est de se tenir à jour dans les échanges méthodologiques pour partager les meilleures méthodes.

Selon lui, les 140 000 professionnels mondiaux de l’urbanisme n’ont ni les concepts ni les outils adéquats pour faire face aux effets des transformations démographiques dans les villes du monde dans les 20 ans. Cette incapacité à résoudre la question urbaine présente et future avec nos outils actuels interroge y compris la coopération décentralisée.
Olivier Mourareau, de la sous-direction de la gouvernance démocratique de la DGCID (Direction Générale de la Coopération Internationale et du Développement) a pris en charge la préparation du forum urbain de Nankin, avec l’appui de Rémi Stoquart mis à disposition par la Région Ile de France auprès du MAE sur ce sujet et avec l’appui de l’ISTED en matière de coordination et de logistique (dont stand français et évènements parallèles).
Le MAE a mis en place un groupe de travail urbain à l’été 2007 réunissant des acteurs de l’urbain (30 à 40 personnes : CUF, AMGVF, AIMF, FNAU, ADF, ARF, CGLU. Metropolis, ADEME…) en vue de regrouper des recommandations dans un document d’orientations stratégiques. Ce document sera présenté en juillet et sera diffusé lors du forum.
Olivier Mourareau a par ailleurs transmis et soumis à ONU-Habitat (initiateur du forum urbain de Nankin) les projets de communication émanant de plusieurs acteurs français : AMGVF – ADEME.
Le Ministère souhaite mettre en place un « partenariat pour les villes » sachant que les professionnels français ont un potentiel à faire valoir, notamment la forte présence de la maîtrise d’ouvrage publique, ce qui nous différencie des pratiques anglo-saxonnes.
ONU-Habitat voudrait en fait, lors du forum urbain intitulé « la ville harmonieuse », mettre en avant le rôle du secteur privé comme acteur majeur des villes et mobiliser les grands groupes publics.
Rémi Stoquart, qui a d’ailleurs travaillé à ONU-Habitat juge que le challenge est de faire fonctionner un vrai réseau de professionnels français avant, pendant et après le forum urbain.
Il pense indispensable que la France dispose d’une vraie délégation, organisée, qui place un maximum d’interventions dans les tables rondes, comportant des messages forts. Il juge encore réaliste de mobiliser un ministre ou des représentants de grandes collectivités locales (Michel Destot pour l’AMGVF, Bertrand Delanoë pour CGLU ? JP. Huchon pour Metropolis ?…) et annonce que Georges Cavaillie (Institut des Villes) qui avait piloté la délégation française à Istanbul, est disposé à s’impliquer pour renforcer la délégation française à Nankin coordonnée par Yves Dauge.